26 octobre 2009
J'ai un blogue moi? Ah oui?
Ouf! J'ai peine à croire que je n'ai pas écrit sur ce blogue depuis mai 2009! Avant de partir en congé de maternité, j'étais certaine que j'allais réussir à continuer mon blogue cet été, mais franchement, je ne sais pas du tout comment j'aurais pu réussir à faire ça! Avec un petit bébé actif à la maison, difficile de trouver des moments pour écrire sur le net; quand j'ai du temps pour moi, je préfère DORMIR, prendre un bain, lire...Vous savez, ces petits trucs essentiels qu'on prend pour acquis quand on a pas d'enfants! :-)
J'ai aussi beaucoup réfléchi sur la vocation de ce blogue. Au départ, je désirais donner des suggestions de lecture aux parents et aux bibliothécaires oeuvrant auprès des enfants. En travaillant dans une bibliothèque nationale, j'avais accès à un nombre incroyable de nouveaux titres jeunesse, et il était facile pour moi de vous parler de mes coups de coeur. Cependant, étant en congé de maternité, je n'ai plus accès à ces livres aussi facilement, et avec ma petite, je ne peux pas toujours rester aussi longtemps que je le désire à ma bibliothèque de quartier.
Que faire, alors? Honnêtement, je ne sais pas. J'ai encore envie d'écrire, j'ai encore envie d'avoir un blogue, mais il devra nécessairement se transformer pendant un certain temps. Avoir un blogue de maman? J'en lis plusieurs, mais je pense que je trouverais difficile d'exposer ma vie privée sur Internet. Partager mon blogue avec un autre bibliothécaire jeunesse? Écrire des critiques, et non pas présenter uniquement mes coups de coeur? Je ne sais trop, il s'agit d'une transition difficile et je n'arrive pas à me fixer. Bon, je réfléchis encore un peu à tout ça et je vous reviens...quand j'aurai le temps! :-P
05 mai 2009
Clémentine
Clémentine est née! Quel bonheur de voir apparaître la petite fille que nous avons imaginée pendant 9 mois! Et surtout, de constater qu’elle est en pleine santé… Depuis quelques jours, nous nous apprivoisons tranquillement. Nous apprenons à comprendre ses pleurs, à reconnaître ses petits bruits et à nous adapter à son rythme de vie. Elle est encore minuscule, mais déjà les livres ont une place dans sa vie. Quand nous avons appris que j’étais enceinte, mon amoureux a acheté la Pléiade de Lewis Carroll, et il m’a lu des passages d’Alice au pays des merveilles le soir, quand je n’arrivais pas à m’endormir. Les bébés entendent, dans le ventre de leur maman, à partir des 26e-28e semaines de grossesse, et nous nous disions que Clémentine partageait ces beaux moments avec nous. Quand j’ai ressenti les premières contractions du travail, jeudi dernier, j’ai fait tout ce que les infirmières du CLSC m’avaient répété : prendre un bain chaud, se coucher sur le côté gauche… et j’ai lu. Je ne voulais pas trop penser à la douleur, et j’avais besoin de trouver une façon de me rassurer, de me calmer. J’ai donc pris rapidement, dans ma bibliothèque, le troisième tome de Harry Potter et j’ai lu à voix haute, entre les contractions, jusqu’à ce qu’il soit l’heure de partir à l’hôpital. J’avais l’impression qu’en plus de me calmer moi, la maman, la lecture allait calmer ma petite puce qui ne devait pas trop comprendre ce qui se passait. Et maintenant, lorsque bébé ne veut pas s’endormir, il nous arrive de lui lire quelques mots. Son papa a repris la lecture d’Alice au pays des merveilles, mais il a dû recommencer au début, car il paraît que Clémentine ne se rappelait plus trop où ils étaient rendus…
Je profite de chaque instant qui passe, et je vous reviens bientôt!
15 avril 2009
Conférence, nuit blanche et soleil
Hier soir, comme prévu, je suis allée à la conférence "Des livres pour le dire", organisée par le CQRLJ. Je pense qu'elle aurait pu durer deux heures de plus tant les enjeux soulevés par les livres dits difficiles sont nombreux. En revenant chez moi, mon cerveau était tellement en ébullition que j'ai à peine dormi cette nuit. Pour une fois, ce n'était pas à cause de la gymnastique nocturne de ma fille! Ce matin, je suis morte de fatigue, et même si pendant ma nuit blanche des phrases s'organisaient dans mon cerveau pour exprimer quelque chose de cohérent sur le sujet, elles ont disparu ce matin. Alors aujourd'hui, je donne congé à ma tête, et je vais essayer de me faire dorer sous le soleil sans trop penser (bonne chance!). Je vous reviens sur la conférence dans les prochains jours, le temps que ma pensée s'organise. D'ici là, profitez du soleil vous aussi!
11 avril 2009
"Des livres pour le dire", conférence du CQRLJ
Vous aimez la littérature jeunesse? Vous travaillez avec les enfants? Vous désirez en apprendre plus sur les livres traitant de sujets difficiles? Vous êtes libres ce mardi soir? Si vous avez répondu oui à l'une ou plusieurs de ces questions, vous serez certainement intéressés par la conférence "Des livres pour le dire" qui se donnera:
Mardi le 14 avril, de 19h30 à 21h, au Théâtre Inimagimo de la Grande Bibliothèque.
Les conférenciers sont "Gilles Tibo, créateur de livres pour la jeunesse et auteur de la série Noémie, (Québec Amérique), qui aborde dans son œuvre plusieurs problématiques difficiles dont les abus sexuels dans La petite fille qui ne souriait plus (Soulières éditeur) et la mort dans Ma meilleure amie (Québec Amérique), et Marie-Francine Hébert, auteure pour la jeunesse, notamment de Nul poisson où aller (Les 400 coups) et Le ciel tombe à côté (Québec Amérique), et lauréate de plusieurs prix littéraires prestigieux.
En littérature jeunesse, on voit de plus en plus de livres traitant de thèmes délicats : le divorce, la mort et le deuil, la pauvreté, la guerre, les injustices sociales, la violence, les abus sexuels… Peut-on tout dire aux enfants ? Quels mots utiliser ? Quelles images choisir ? " (http://www.banq.qc.ca/portail_jeunes/cqrlj/activites.jsp)
Cette conférence est offerte par le Centre québécois de ressources en littérature pour la jeunesse (CQRLJ). Avec de tels conférenciers et un sujet si actuel, elle sera assurément très intéressante! L'entrée est libre et il y a 70 places. J'y serai, bien sûr. Au plaisir de vous y voir!
"Terrible"
Je discute souvent avec mon conjoint David, lui aussi bibliothécaire, de l’importance d’exposer les jeunes à des livres traitant de sujets plus difficiles. Ces dernières années, les maisons d’édition ont commencé à produire des livres chocs, des collections « coup de poing. » Il y en a beaucoup pour les adolescents, mais aussi pour les plus jeunes. Ces livres sont généralement très intéressants et bien faits; nous avons cependant la conviction qu’ils doivent être animés. L’enfant ne doit pas être laissé seul devant ces livres : il doit avoir la possibilité d’en discuter après, de montrer ce qui le choque, ce qui le fait réfléchir. Ces livres se prêtent souvent bien à une lecture plus intime, composée d’un adulte et d’un enfant. C’est un contexte de lecture dans lequel l’enfant se sent en confiance pour s’exprimer. Lire des livres chocs à un groupe peut aussi être nécessaire, notamment dans des milieux défavorisés, mais cela doit être fait lorsqu’une relation de confiance est établie entre le public de jeunes lecteurs et l’animateur. En feuilletant des livres à la bibliothèque, j’ai découvert un livre d’images d’Alain Serres et de Bruno Heitz, Terrible, qui est une vraie perle pour faire des animations sur des sujets difficiles. Dans ce cas-ci, c’est la violence qui a inspiré l’auteur et l’illustrateur.
Terrible est le nom d’un loup très, très méchant, qui terrorise tous les autres loups de la forêt. « Mais, le pire, c’est que Terrible aimait par-dessus tout faire trembler de peur sa femme, qui était une tendre louve, sa fille et ses trois fils, qui étaient d’adorables louveteaux. […] Souvent, la nuit, [Madame Terrible] pensait qu’elle n’aurait jamais dû se marier avec le loup le plus puissant de la forêt. » Pour effrayer les gens, Terrible porte de grandes bottes noires et de longs gants noirs. Comme sa fourrure est aussi de cette couleur, il semble alors très imposant et cruel. Un après-midi, pendant qu’il fait la sieste, ses enfants décident de lui retirer ses gants et ses bottes. Ils découvrent avec stupéfaction qu’en dessous, leur père a des pattes colorées! Un loup avec des pattes bleues, jaunes, vertes et roses, ça ne peut PAS être vraiment méchant…. Les enfants vont donc enterrer ses bottes et ses gants dans un trou très profond, au milieu de la forêt. Lorsqu’il se réveille, Terrible fait tout pour essayer de retrouver sa couleur charbon, mais rien n’y fait : lorsqu’il camoufle ses pattes, c’est sa queue qui se colore, ou ses oreilles! Sa vraie nature de loup multicolore est alors exposée à tous, et plus personne n’a peur de lui. Sa femme et ses enfants, à qui il se confie, le trouvent dorénavant terriblement doux….
Ce livre est franchement extraordinaire; c’est le meilleur livre que j’ai lu sur la violence. Il permet aux enfants qui en souffrent d’exorciser ce qu’ils ressentent. Les enfants abusés peuvent vivre le moment de l’histoire où les louveteaux enterrent les bottes et les gants de leur père comme une véritable catharsis : eux aussi rêvent de faire disparaître et d’oublier ce qu’ils n’aiment pas, ou ce qui leur fait peur, chez la personne violente qu’ils côtoient. Les enfants violentés ressentent aussi cette dualité qui est présente chez le loup : il y a le bon loup multicolore et le méchant loup noir, dans la même personne, tout comme il y a le bon parent, doux et gentil, et le méchant parent, cruel de façon inexplicable, au sein du même papa ou de la même maman. Nous savons que les enfants abusés résistent souvent en dédoublant ainsi leurs parents : ils ont besoin d’avoir confiance en leur gentil parent, mais doivent aussi se protéger contre le mauvais. L’histoire d’Alain Serres se termine bien : les louveteaux découvrent leurs parents en train de s’embrasser tendrement. N’est-ce pas là un rappel des moments d’accalmie qui surviennent après la tempête? Un parent violent est généralement gentil, pour se faire pardonner, après avoir blessé son conjoint ou ses enfants… et tous les enfants victimes de violence rêvent que ce moment calme se prolonge pour toujours.
Il n’y a pas de morale ou de solution dans ce livre, mais une grande compréhension du phénomène de la violence et de la façon dont il est vécu par les enfants. Ce livre est aussi extraordinaire parce qu’il a un grand pouvoir d’animation. Il semble être fait pour être lu à voix haute devant un jeune public. Ne vous en privez pas, même si vous croyez que son sujet est trop dur pour les petites oreilles; les enfants sont souvent bien plus forts qu’on ne le croit. Et si un jeune, après sa lecture, vous dit qu’il connaît quelqu’un avec de grandes bottes noires qui font peur, comme le loup, je vous en prie, restez digne de sa confiance et écoutez-le bien attentivement…
SERRES, Alain et Bruno HEITZ. 2008. Terrible, Voisins-le-Bretonneux, Rue du monde, 35 p.
04 avril 2009
Communication-Jeunesse....et journée internationale du livre pour enfants
(illustration de Christine Battuz, source: www.petitmonde.ca)
Je ne m'en étais pas rendue compte, mais j'ai recommencé à écrire sur le blogue le 2 avril, c'est-à-dire lors de la journée internationale du livre pour enfants. Ça, c'est concept! Je l'ai remarqué en observant mon invitation pour un 5 à 7 ce jour-là, dans les nouveaux locaux de Communication Jeunesse. Eux, bien entendu, étaient au courant de l'importance de cette date... (ne vous inquiétez pas, je l'ai inscrit sur mon calendrier, et l'année prochaine, je serai la première à fêter cette journée en grand!) Heureusement, grâce à eux, j'ai pu fêter quand même, en buvant de l'eau Perrier au citron et en essayant de ne heurter personne en circulant avec ma grosse bedaine. Je ne suis pas une fan des 5 à 7, surtout quand je n'y connais presque personne (et cette fois-ci, j'en connaissais deux!), mais le leur était réussi, avec une belle ambiance, des musiciens, de bons petits canapés, et surtout le droit d'écrire sur les murs! Eh oui: ils ont permis à tous les enfants qui sommeillent en nous de se libérer et d'écrire de petits mots sur un grand pan de mur, maintenant rempli de gribouillages et de jolies pensées. Le rêve!
Communication-Jeunesse est un organisme culturel à but non lucratif, dont le mandat est "d'encourager et de soutenir la création de productions culturelles pour la jeunesse, et de rendre celles-ci accessibles aux jeunes d'ici. Le cheval de bataille de Communication-Jeunesse a toujours été la défense de la littérature québécoise et canadienne-française pour la jeunesse."(http://www.communication-jeunesse.qc.ca/presentation/index.php) Pour ce faire, ils ont créé de nombreux outils de promotion de la lecture, dont les bibliothécaires et les enseignants se servent souvent. Je veux attirer votre attention sur quelques-uns de ces outils:
-Pour les parents, Communication-Jeunesse a créé un guide, Les livres ça commence dès la naissance, qui donne des suggestions de lecture pour les tout-petits, propose des activités autour du livre et explique l'importance de la lecture. Vous pouvez le commander sur leur site Web, ou consulter leurs suggestions de lecture à la bibliothèque, dans le livre La sélection Toup'tilitou : plus de 400 livres québécois et étrangers pour les tout-petits de 0 à 5 ans. Le site Web de Communication-Jeunesse a maintenant une section dédiée uniquement aux tout-petits: http://www.communication-jeunesse.qc.ca/
-À chaque année, Communication-Jeunesse établit, avec des jeunes, une sélection des meilleurs livres publiés au Québec et dans le Canada francophone. C'est un merveilleux outil quand vous ne savez plus trop quoi faire lire à vos enfants! http://www.communication-jeunesse.qc.ca/selection/courante/index.php
-Les artisans de Communication-Jeunesse ont profité du 5 à 7 pour lancer un nouveau guide, Un monde à lire, dédié aux nouveaux arrivants. Il présente, par thèmes (la famille, l'amitié, l'école, les fêtes, le patrimoine, etc.), des suggestions de lecture adaptées aux enfants qui découvrent leur nouvelle terre d'accueil. C'est une initiative tout simplement géniale! Pour plus d'informations: http://www.communication-jeunesse.qc.ca/actualites/breves/fiches.php?id=50-56-12911
Bonnes découvertes!
COMMUNICATION-JEUNESSE. 2000. La sélection Toup'tilitou : plus de 400 livres québécois et étrangers pour les tout-petits de 0 à 5 ans. Montréal, Communication-jeunesse,110 p.
02 avril 2009
"J'ai perdu mon sourire"
Pendant la récréation, une petite fille a perdu son sourire. Il s'est tout simplement envolé! Elle ne sait plus quoi faire pour le retrouver...ni l'amitié de sa meilleure amie, ni l'amour de sa maman, ni les pitreries de son papa ne réussissent à le faire revenir. Et si elle confrontait celui qui le lui a fait perdre?
"J'ai perdu mon sourire" est un très beau livre sur les moqueries. On sait à quel point les enfants peuvent être méchants, entre eux, dans la cour d'école... Si votre petite fille ou votre petit garçon revient de l'école, un soir, les yeux tristes et le sourire envolé, il sera certainement rassuré par cette histoire de Thierry Robberecht, publiée, en version française, aux éditions De La Martinière Jeunesse et chez Mijade Jeunesse. Les illustrations de Philippe Goosens, toutes en douceur, ont un fini craquelé, comme lorsque le monde autour de nous s'effrite pour quelques mots méchants. Ce livre d'images vous permettra d'amorcer le dialogue avec votre enfant, et, qui sait, de résoudre le mystère de son sourire envolé.
ROBBERECHT, Thierry et Phillipe GOOSENS (ill.) 2001. J'ai perdu mon sourire, Paris, De La Martinière Jeunesse, 25 p.
ROBBERECHT, Thierry et Phillipe GOOSENS (ill.) 2005. J'ai perdu mon sourire, Namur, Mijade, coll. "Les petits Mijade", 27 p.
Me revoilà!
Bonjour chers lecteurs!
Me voilà de retour après une pause d'écriture de quelques mois. Je vous avais dit que j'écrirais à nouveau sur ce blogue après la naissance de mon bébé, prévue pour le début du mois de mai, mais voilà, j'ai trop hâte de recommencer à vous faire des suggestions de lecture. En ce moment, il y a une pile de livres pour enfants sur ma table de salon, qui attend mes commentaires; la bibliothèque de ma fille se remplit de livres alors qu'elle n'est même pas encore née, et, miracle, j'ai du TEMPS. Avoir du temps me semble presque étrange après avoir vécu des mois si intenses, où je n'avais pas une minute à moi. Je vous entends me dire d'en profiter parce que ça ne durera pas...Je le sais bien. Bientôt je vous écrirai probablement au creux de mes nuits blanches, entre un bébé qui pleure et une pile de couches sales, mais en attendant, je peux encore me reposer et vous écrire dans le calme!
Pendant mon absence, j'ai été étonnée de constater que mon site Web continuait à être consulté. Je n'écrivais pas, mais vous le visitiez quand même! Je trouve cela extraordinaire. C'est le signe qu'un site comme le mien peut être utile, et j'espère que mes suggestions de lecture vous aideront à divertir, à faire rire ou à rassurer un enfant. N'hésitez pas à faire des commentaires sur mes entrées de blogue, pour me dire si vous avez apprécié, ou non, les livres que je commente. Vous pouvez aussi me poser des questions si vous cherchez des documents sur un sujet en particulier. Je suis là pour vous aider!
Bonne lecture avec vos petits!
Sandrine
14 novembre 2008
Ce n'est qu'un au revoir...
Mes très chers lecteurs,
Comme vous l'avez certainement constaté, je n'ai pas ajouté de nouveau coup de coeur littéraire depuis la fin du mois d'octobre. Après de longues réflexions, j'ai décidé de mettre ce blogue en veilleuse jusqu'à l'été prochain. En ce moment, je suis débordée par mes études, mon travail et toute la préparation qu'exige l'arrivée d'un bébé! Je suis aussi beaucoup plus fatiguée qu'à l'habitude et j'ai moins d'énergie à mettre sur des critiques littéraires à la fin de la journée. Comme je sais que cet hiver la situation se compliquera encore plus (je devrai ajouter un stage à mes activités régulières), je préfère arrêter de bloguer maintenant et recommencer lorsque tout sera plus calme. Comme Linus ou Clémentine est attendu(e) au début mai, je vous suggèrerai à nouveau des livres jeunesse au cours du mois de juin. Je tiens beaucoup trop à ce projet pour l'abandonner définitivement! Je vous invite donc à revenir visiter mon blogue lorsqu'il fera beau, chaud, et que vous chercherez des lectures de vacances pour vos tout-petits!
D'ici là, je vous souhaite de belles découvertes littéraires et des heures de plaisir, plongés dans un livre!
Sandrine
29 octobre 2008
''Surtout n'ouvrez pas ce livre!"
Avec un tel titre, impossible de résister: une force irrépressible nous pousse à ouvrir ce livre! Mais lorsqu'on tourne la première page, un cochon plutôt grognon nous fait la leçon. C'est qu'il n'a pas terminé d'écrire le livre que nous tenons entre nos mains, et qu'il n'arrive pas à se concentrer lorsque nous fixons sur lui nos yeux inquisiteurs.... Malgré ses récriminations, impossible de ficher le camp et de fermer l'ouvrage! L'enfant et le parent assisteront donc à la création d'une histoire qui ne finira jamais réellement, car dès que les lecteurs tournent la page, ils déconcentrent le petit cochon, décollent les mots de la page, plongent le cochon dans un trou noir...
Ce livre est intéressant car son apparence et son contenu sont très dynamiques: il y a de l'action à chaque page! Ce n'est surtout pas un livre à lire avant de s'endormir (et ce malgré la fin...) De nombreuses interactions sont possibles entre le parent et l'enfant. Par exemple, au milieu du livre, le petit cochon écrit sur une page qu'elle est TRÈS LOURDE, afin que nous ne puissions pas la soulever et continuer de l'embêter. L'adulte et l'enfant peuvent jouer le jeu et faire comme si elle était réellement très pesante et difficile à soulever. Lorsqu'un petit icône apparaît au bas de la page, indiquant qu'il ne faut absolument pas la tourner, le parent peut questionner son enfant: '' Est-ce que tu veux qu'on tourne la page? Tu es certain? On ne sait pas ce va se passer.... ça pourrait être dangereux!''
La quatrième de couverture nous dit: "Excusez-moi, mais vous savez lire? Vous n'avez pas vu la couverture, espèces de malpolis? J'ai dit: SURTOUT N'OUVREZ PAS CE LIVRE!" Mais je vous en prie... ouvrez-le! Il est trop amusant pour dormir sur une tablette!
MUNTEAN, Michaela et Pascal LEMAITRE. 2006. SURTOUT N'OUVREZ PAS CE LIVRE!, Toulouse, Milan jeunesse, 35 p.





